Un rapport RSE présente les actions et les résultats d’une entreprise en matière de responsabilité sociétale. Sa rédaction est volontaire dans la grande majorité des cas : elle ne doit pas être confondue avec le rapport de durabilité imposé par la CSRD aux entreprises entrant dans son périmètre réglementaire. Voici ce que contient un rapport RSE, comment le structurer et le publier.
Rapport RSE volontaire ou rapport de durabilité réglementaire : une distinction essentielle
Les entreprises entrant dans le périmètre de la CSRD ont une obligation légale de publiår chaque année un rapport de durabilité, structuré selon les normes ESRS et soumis à une vérification par un tiers indépendant. Les seuils et le calendrier d’entrée en application évoluent actuellement avec la révision Omnibus européenne : pour le détail à jour des entreprises concernées et des échéances, voir notre article sur la CSRD.
En dehors de ce périmètre réglementaire, aucun texte n’impose la publication d’un rapport RSE : sa rédaction reste une démarche volontaire, sans format ni vérification externe imposés. C’est le cas de la grande majorité des PME et ETI qui communiquent sur leur démarche RSE sans y être contraintes par la loi.
Ce que contient un rapport RSE
Un rapport RSE volontaire reprend généralement les grandes thématiques de la norme ISO 26000, sur lesquelles s’appuie souvent la politique RSE de l’entreprise :
- la gouvernance et l’organisation de la démarche RSE ;
- les conditions de travail, la santé-sécurité et le développement des compétences ;
- les relations avec les fournisseurs et sous-traitants ;
- les enjeux environnementaux : consommation d’énergie, émissions, déchets, ressources ;
- les pratiques loyales et la prévention de la corruption ;
- l’ancrage territorial et les relations avec les communautés locales.
Un bon rapport RSE ne se limite pas à une liste d’indicateurs chiffrés : il explique la démarche, les priorités retenues et les résultats obtenus, avec un minimum de mise en perspective par rapport aux objectifs fixés.
Comment structurer et rédiger un rapport RSE
- Définir le périmètre : entités couvertes, période concernée, thématiques prioritaires.
- Collecter les données et les indicateurs de suivi, en s’appuyant si besoin sur un logiciel RSE pour centraliser la remontée d’informations.
- Choisir un nombre limité d’indicateurs pertinents plutôt qu’une liste exhaustive difficile à interpréter.
- Rédiger une synthèse claire par thématique, en expliquant les actions menées et les résultats, positifs comme négatifs.
- Faire relire le document en interne, notamment par la direction et les équipes opérationnelles concernées.
- Publier et diffuser le rapport auprès des parties prenantes internes et externes.
Pour les entreprises qui structurent leur démarche pour la première fois, ce travail rejoint largement celui de la rédaction d’une politique RSE : les deux documents s’appuient sur le même diagnostic et les mêmes indicateurs de suivi.
Publication et diffusion
Un rapport RSE volontaire est le plus souvent publié en téléchargement libre sur le site de l’entreprise, sans format technique imposé. C’est une différence importante avec le rapport de durabilité réglementaire des entreprises soumises à la CSRD, qui doit être transmis au format électronique et selon un balisage standardisé, en vue de sa centralisation au niveau européen.
Rien n’empêche une entreprise non soumise à la CSRD de s’inspirer de la structure des normes ESRS pour organiser son propre rapport RSE volontaire : cela facilite la comparaison avec d’autres entreprises et prépare une éventuelle entrée future dans le périmètre réglementaire.