Métiers de l’environnement : métiers verts et verdissants

L’expression « métiers de l’environnement » recouvre en réalité deux réalités statistiques distinctes, précisément définies par l’Observatoire national des emplois et métiers de l’économie verte (Onemev) : les métiers verts, dont la finalité même est environnementale, et les métiers verdissants, des métiers existants qui intègrent une compétence environnementale nouvelle. Cette distinction officielle permet de comprendre pourquoi les chiffres évoqués pour ce secteur varient autant selon les sources.

Les métiers verts : une finalité environnementale directe

Selon la définition retenue par l’Onemev, un métier vert est un « métier dont la finalité et/ou les compétences mises en œuvre contribuent à mesurer, prévenir, maîtriser, corriger les impacts négatifs et les dommages sur l’environnement ». Concrètement, il s’agit par exemple des techniciens forestiers, des agents de gestion des déchets, des spécialistes de la distribution d’eau ou des ingénieurs en dépollution : des professions qui n’existeraient pas sans un enjeu environnemental à traiter.

Les métiers verdissants : une compétence environnementale ajoutée à un métier existant

Un métier verdissant, à l’inverse, est un « métier dont la finalité n’est pas environnementale, mais qui intègre de nouvelles briques de compétence pour prendre en compte de façon significative et quantifiable la dimension environnementale ». Cette catégorie, beaucoup plus large, inclut des métiers du bâtiment, de la conduite de transport, du dessin industriel, du conseil agricole, de l’électricité ou de l’architecture, dès lors que l’exercice du métier intègre une compétence environnementale identifiable : un architecte qui conçoit des bâtiments à basse consommation, un électricien formé au photovoltaïque, ou un conducteur de travaux qui pilote un chantier de rénovation énergétique.

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Combien de personnes exercent un métier de l’environnement en France

D’après les données du Service des données et études statistiques (SDES), rattaché au ministère de la Transition écologique, la France comptait en 2018 environ 140 000 professionnels dans un métier vert, soit 0,5 % de l’emploi total, et 3,8 millions de professionnels dans un métier verdissant, soit environ 14 % de l’emploi total. Les deux catégories réunies représentent donc près de 4 millions de personnes : un chiffre qui illustre bien que les métiers verdissants, plus nombreux, pèsent davantage que les métiers verts au sens strict dans la structure de l’emploi français.

Qui recense et classe ces métiers

Créé en 2010, l’Onemev a pour mission de mieux connaître et quantifier les emplois de l’économie verte, en produisant des méthodologies de référence partagées entre plusieurs administrations. Le recensement s’appuie à la fois sur une approche par activités économiques des entreprises et sur une approche par métiers, en s’appuyant sur les nomenclatures existantes : le répertoire opérationnel des métiers et des emplois (ROME) de France Travail, ainsi que les nomenclatures statistiques PCS et FAP. Cette double approche explique pourquoi la liste officielle des métiers verts et verdissants est mise à jour régulièrement plutôt que figée une fois pour toutes.

Métiers de l’environnement et recherche d’emploi

Comprendre cette classification aide à mieux cibler une recherche d’emploi : un métier vert se trouve presque exclusivement dans des structures dont l’activité est directement environnementale (gestion des déchets, eau, espaces naturels), tandis qu’un métier verdissant peut s’exercer dans n’importe quel secteur dès lors que l’employeur valorise la compétence environnementale correspondante. Nous détaillons quelques pistes concrètes pour repérer ces employeurs dans notre article sur les entreprises écologiques françaises où trouver un emploi qui a du sens.

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Quelques exemples concrets de métiers verts et verdissants

Au-delà de la classification statistique, voici quelques exemples de postes qui illustrent chacune des deux catégories.

  • Métiers verts : technicien forestier, agent de gestion des déchets, hydrobiologiste, ingénieur en dépollution des sols, animateur nature.
  • Métiers verdissants, dans l’entreprise : responsable RSE ou consultant RSE, architecte spécialisé en basse consommation, électricien formé au photovoltaïque, acheteur intégrant des critères environnementaux, chargé de mission économie circulaire.

Ces métiers verdissants liés à la RSE recrutent le plus souvent des profils bac+5, avec une expérience préalable dans le secteur d’activité de l’entreprise ou dans le conseil : nous détaillons ces parcours et les niveaux de rémunération observés dans nos articles dédiés au responsable RSE et au consultant RSE.

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